Bilan de ma première semaine.

Lundi 17 décembre: interview de Dominic Purcell, Lincoln de Prison Break.

Je suis arrivée depuis dix minutes. Aucun de mes deux supposés chefs ne m’a parlé, mais Juliette, qui travaille à côté de moi, me propose de partir avec elle dans un grand hôtel parisien interviewer Dominic Purcell, qui joue Lincoln sur Prison Break et qui est à Paris pour de la promo (cause chômage technique, cause grève des scénaristes). Comme ell e a pas mal de taf, je fais des recherches, j’écris des questions et comme elles sont chouettes et que Juliette est chouette elle me laisse en poser! Dominic Purcell est beau comme un dieu, je crois presqu’avoir trouvé mon alter-ego quand je vois son t-shirt « ironie-postmoderne » starwars vintage. Mais il fallait qu’il ouvre la bouche…

Mardi 18 décembre: dégustation au Grand Véfour.

Claire et Dominique m’ont gentiment emmenée avec elles au Grand Véfour, assister à « un atelier de goût » du chef Guy Martin avec une classe de primaire à l’école Sainte Geneviève. Prof très drôle, quand le chef demande si certains enfants ont des allergies, elle répond « non non! » avant qu’un petit de neuf ans crie « Mais si mais si! Machin il est allergique aux produits laitiers! » et elle, tranquille « Ah oui tiens… j’avais oublié… ».

Partie pour prendre des notes, je me retrouve en plus à déguster avec les petits! Dome de carotte au gingembre, croustillant de dorade au sumac et citron au sel, tarte chocolat encens… Mmmmmmmmmmmm.

En plus en rentrant j’écris un « faux » factuel sur la sortie, pour m’entraîner à écrire des dépêches. Sauf que voilà, Matin + a vu une des photos prises par le photographe AFP et veut l’utiliser dans l’édition du mercredi. Ils ont besoin d’un factuel. Et Claire crie à Dominique 2 (ma chef), « mais Cécile elle en a fait un de factuel! ». Me voilà projetée agencière, je fais deux cent mots envoyés illico. Dominique 2 me sourit et me lance « Bon tu me fais 500 mots pour cette après-midi! »

On peut trouver ma dépêche ici ou ici avec la photo et sans doute ailleurs!

Mercredi 19 décembre: projection presse de Dante 01.

J’écris « l’entretien » de Dominic Purcell avec Juliette, puis je commence à m’embêter. Rébecca crie partout dans le service pour trouver quelqun qui pourrait aller à une projection presse d’un film. Je n’ose pas demander, mais Dominique 2 finit par lui lancer « Envoie cécile elle se débrouillera très bien ». Me voilà partie pour voir Dante 01, le premier long-métrage tout seul et sans les mains de Marc Caro, le comparse de Jean-Pierre Jeunet pour Delicatessen et La Cité des Enfants Disparus. Avis mitigé. Très difficile d’en faire une critique « afp »: raconter l’histoire mais pas la fin, critiquer mais dans un langage assez soutenu. Je galère.

Jeudi 20 décembre: visite au ministère de la Culture.

A force de harcèlement, Jean-Pierre accepte de m’emmener avec lui au ministère de la Culture voir la signature d’un accord entre France Télévisions et les syndicats de producteurs de fiction française (l’ARP, le BLIC et le BLOC, meilleurs acronymes du monde). Au programme, Patrick de Carolis qui est très grand très beau et très poivre et sel (mais qui ne sera jamais aussi beau que toi, france interien de l’Elysée), les mecs des syndicats qui font tous des petits discours bien ficelés sans notes, et Christine Albanel, qui a deux pages de notes et qui ne parvient qu’à les lire….
Retour à la Bourse, fausse dépêche que Jean-Pierre reprend en m’expliquant que même si c’est l’AFP il faut quand même « apater le chaland ». Mais bon, j’ai toutes les quotes qu’il fallait avoir, et d’ailleurs pour la peine il me pique mon dernier paragraphe pour le mettre dans son 500 mots.

Vendredi 21 décembre: sex toy en open space

Journée plutôt calme, entrecoupée des appels aux cadeaux: TF1 & co envoient à tous les journalistes du pôle média des macarons, des chocolats, c’est à la limite de l’indigestion! En fin d’aprèm, une des journalistes vient nous faire admirer un magnifique père noël en chocolat, qu’elle vient de recevoir de chez Artcurial, la maison d’enchères. Sauf que voilà, son père noël il tient un sapin un peu suggestif… tout le monde devient tout rouge jusqu’à ce qu’on regarde la boîte: là, en rose, c’est écrit, le père noël tient un « butt plug » en chocolat… très très classe comme cadeau!

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