Cher Baptiste, un article people/culture pour obstyles cette semaine puisqu’Ellen Page est une actrice à suivre qui a joué dans un film que j’ai adoré. Enjoy!

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Ellen Page, l’anti lindsay lohan.

Elle aura 21 ans dans une semaine, mais à la voir dans « Juno » on lui en donne 14, pas plus. Ellen Page est la découverte de ce film indépendant à ranger dans votre collection de DVD à côté de « Little Miss Sunshine ».

Elle y incarne Juno, une adolescente de 16 ans d’un trou paumé du Midwest américain qui tombe enceinte après avoir déniaisé son meilleur ami. Ca pourrait être le début d’un drame pas possible, mais grâce aux répliques mémorables du scénario et à la justesse de l’interprétation d’Ellen Page la situation vire à la comédie drôle et touchante.

« Ellen semble être incapable de jouer une scène autrement qu’honnêtement », affirme son réalisateur Jason Reitman dans une interview à AP. Noam Murro, qui la dirige dans « Smart people » aux côtés de Sarah Jessica Parker, se contente d’un laconique: « c’est un génie ».

Résultat: trois nominations aux Oscars dont « meilleur premier rôle féminin » pour Ellen Page. Dans le film et dans la vraie vie, elle fait preuve d’une répartie dont l’on rêve toutes et incarne enfin une héroïne de film crédible du début à la fin.

Dans une interview au magazine « Entertainment Weekly », elle expliquait que « Juno », c’est un premier rôle féminin qu’on n’a jamais vu avant. « Elle s’habille comme elle veut, dit ce qu’elle veut, et ne s’excuse de rien ». Un peu comme Ellen en fait. Née à Halifax au Canada, elle joue dans sa première série télé à 10 ans. A 13 on lui propose un rôle dans un soap américain.

Ses parents ont la bonne idée de lui refuser Los Angeles, nous épargnant peut-être une énième Britney Spears. Au lieu de montrer sa culotte, Ellen se passionne pour l’histoire au point de parler transition de la Roumanie dans ses interviews, et a choisi d’aller dans un lycée bouddhiste. Pourquoi? Pourquoi pas.


Elle a toujours refusé les rôles de pom-pom girl, mais jusqu’à « Juno » restait frustrée devant les scénarios qu’on lui proposait: « souvent le personnage masculin est celui qui prend en main son destin dans les scripts, et le personnage féminin est juste un outil pour qu’il accomplisse son destin ». Elle admire Johnny Depp ou Kate Winslet, « qui semblent être des personnalités fortes qui ont décidé de prendre des risques et d’être uniques ».

Plus Natalie Portman (le sens du comique en plus) que Lindsay Lohan, Ellen ne juge pas les starlettes paumées pour autant. « Elles ont été hyper sexualisées à 16 ans, personne ne les a guidé, on en s’en est pas occupé on en les a pas aimé comme il fallait. Et maintenant on traite tout ça comme une blague. Pourquoi on ne se demande pas pourquoi ça arrive? Ca me met très en colère! »

Qu’elle remporte un oscar dans une semaine ou pas, on a hâte de voir Ellen Page dans d’autres films aussi qui exploitent son potentiel aussi bien que le fait « Juno ». Rendez-vous cette année pour la voir dans « Whip it », le premier film de Drew Barrymore, en américaine ultra républicaine dans « Smart people », et dans « Drag me to hell », le prochain Sam Raimi.

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