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Semaine très occupée entre rapport de stage, paper d’environ une infinité de mots sur creating war heroes, devoirs habituels, interviews indécrochables et articles pour obstyles!

Mardi soir j’étais aux Gérard du cinéma avec Baptiste (je conseille son blog, il a fait un stage à Europe 1 juste après le scandale « Pascal-Sevran-est-mort—ou-pas ») et Jean-Baptiste. On a bien rigolé on a bu du champagne et mangé des petits fours bizarres.

ça a donné ça pour obstyles:

20h15, mardi 13 mai. Dans la petite salle de cinéma du Club Marbeuf, 8ème arrondissement de Paris, c’est le bazar. Normal, c’est la cérémonie des Gérard, le rendez-vous second degré et mauvais goût du cinéma français qui couronne chaque année les pires films français, à la manière des razzies awards américains.
A peine 15 minutes avant le coup d’envoi, le maître de cérémonie Frédéric Royer jette un coup d’œil à ses fiches alors que deux types sont encore en train de sprayer «Cérémonie des Gérard du cinéma 2008» sur le décor – littéralement – en carton.

«C’est un budget Michel Gondry», explique pince sans rire «l’envoyé spécial» de la cérémonie à Cannes, en vrai-faux duplex depuis son téléviseur en carton. Par terre, des parpaings sprayés à la peinture dorés attendent les lauréats des Gérard, mais aucun gagnant ne viendra les récupérer ce soir.

Pas de Jean-Paul Rouve pourtant récompensé par le «Gérard du plus mauvais animal dans un rôle d’animal» «pour son rôle dans «Ce soir, je dors chez toi», ni de Régis Wargnier qui avait pourtant gagné le «Gérard du film où on sait pas si on s’en va, si on revient, ou alors quoi?» avec «Pars vite et reviens tard»… On ne verra pas non plus le grand gagnant de la soirée «Asterix aux Jeux Olympiques», sacré «Plus mauvais film de l’histoire du cinéma en 2007».

Pendant une demi-heure de show, les présentateurs enchaînent les récompenses grinçantes, les vannes potaches et les imitations des journalistes en période cannoise (avec lunettes de soleil et ventilateur qui fait bouger les cheveux bien sûr).

Bilan? Un moment ludique et pédagogique, où l’on apprend comment écrire un scénario de film français… Grâce à une super machine inventée par les organisateurs de la cérémonie: six rouleau de papier essuie-tout où sont écrits des bouts de phrases, montés sur des manches à balais. Ça donne des cadavres exquis pas gentils, comme ce «Clovis Cornillac joue au tennis avec Kad Merad, qui couche avec sa mère (jouée par Catherine Deneuve). Ils décident de faire le tour du monde et regardent tomber la pluie.»

Une soirée très sympathique où l’on rit beaucoup, avec à la sortie champagne, petits fours et auto-congratulations, un peu comme à Cannes en fait!

Pour regarder la cérémonie c’est ici,

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Ok, le titre était facile. D’ailleurs, quelqun sait si cette phrase a jamais vraiment été prononcée par Georges Marchais? Parce que j’ai cherché mais j’ai pas réussi à voir ou entendre la scène. (il y a une vidéo sur dailymotion qui s’appelle « taisez-vous Elkabbach » où l’on voit la fameuse interview, mais à aucun moment Marchais ne dit ça, il dit juste « Ecoutez Elkabbach.. » avec sa voix trop Georges Marchais.)

Edit: la réponse ici

Bref.

Tout ça pour dire qu’aujourd’hui Jean-Pierre Elkabbach était l’invité de la masterclass mensuelle de l’Ecole de Journalisme à Sciences-Po. Et c’était ambiance.

Moi: « Vous pouvez nous parler de votre déontologie? Je me réfère en particulier à l’affaire de 2006 où vous aviez consulté Monsieur Sarkozy pour choisir un journaliste politique d’Europe 1 ».

M. Elkabbach: « Je vois très bien quelles sont vos lectures.

Tout est faux et tout a été répété. Sarkozy a fait sa première interview avec moi donc je le connais bien, et je l’ai connu dans des moments difficiles pour lui. Pendant longtemps je n’arrivais pas à trouver de chef de service politique convenable. J’ai demandé à beaucoup d’hommes politiques, des syndicalistes, ce qu’ils en pensaient. Comme les gens qu’ils me citaient étaient tous plus ou moins des amis à eux je ne les ai pas pris.

Au cours d’un voyage à Moscou Sarkozy a voulu montrer qu’il savait tout sur tout. […] J’ai engagé au poste de chef de service Hélène Fontanaud, une journaliste que je ne connaissais que par ses papiers. »

Moi: J’ai deux questions, d’abord vous avez dit « tout était faux », donc vous n’avez pas consulté Monsieur Sarkozy pour savoir qui prendre? Et par ailleurs, pourquoi avoir consulté des hommes politiques et des syndicalistes, quel intérêt?

M. Elkabbach: Il faut que vous appreniez à écouter.

J’ai en effet consulté Monsieur Sarkozy parmi d’autres personnalités. Mais j’ai fait mon choix tout seul pas sur un des journalistes conseillés.

Je l’ai fait [consulté des personnalités politiques/syndicalistes] parce que ce sont des gens qui voient chaque jour des accrédités et ils voient donc ceux qui émergent, ceux qui ont le plus de tempérament. Après le fait de demander un avis et d’écouter ne veut pas dire l’obligation de suivre ce que l’on vous dit. »

Après il y a eu un petit brouhaha, élisa derrière moi qui disait nan mais pourquoi vous avez pas interrogé des journalistes des journaux? Ce à quoi il a répondu quelque chose comme « si vous croyez que Libé a intérêt à me donner les bons noms »
J’ai pensé très fort « si vous croyez que Sarkozy a intérêt à vous donner un bon nom » mais je l’ai pas dit.

Au final, je suis ressortie un peu agressée et surtout assez frustrée de la conversation. Il supporte pas très bien la critique!

Après j’en ai parlé avec les gens de la classe. Apparemment, et je m’en rends compte maintenant, ma deuxième question « vous avez dit « tout était faux », donc vous n’avez pas consulté Monsieur Sarkozy pour savoir qui prendre? » n’était pas du tout claire. Plusieurs élèves m’ont dit qu’ils avaient l’impression que je me répétais et qu’en effet je ne savais pas écouter! En fait j’ai cru le prendre en contradiction avec lui même puisqu’il disait « tout est faux » avant de dire « j’ai bien consulté des gens ». Son « tout est faux » voulait en fait dire il est faux que j’ai suivi les recommandations de Sarkozy pour choisir ma chef de service, même si je l’ai consulté. My bad.

Par contre, on est toujours pas d’accord avec Kéth et Hélo sur le fait de consulter des hommes politiques ou des syndicalistes pour engager un journaliste.

Pour les filles (et n’hésitez pas à commenter si j’ai mal retransmis votre pensée!!!), il n’y a pas de problème. C’est vrai que ces gens voient des journalistes tout le temps, en plus c’est pas comme s’il n’avait demandé conseil qu’à une seule personne, et il faut pas non plus avoir une vision manichéenne genre les hommes politiques ne feront que mentir pour avoir quelqun qui leur soit aimable.

Pour moi et quelques autres (en vrac je crois julien et louis?), le problème, la seule logique dans le fait de demander conseil à des politiques et des syndicalistes, c’est de le faire pour ensuite ne pas suivre leurs conseils. Ce qu’Elkabbach n’a pas dit qu’il faisait. Les hommes politiques sont stratégiques, ils n’ont pas intérêt à désigner des journalistes « plein de tempérament », je vois pas ça comme une vision manichéenne mais machiavellique (stratégie politique, pragmatisme blabla).

Dans tous les cas ça a fait débat et c’était bien drôle! (sur ça t’avais raison Kéth!). Elkabbach a aussi parlé de France télévisions et comment le rendre plus concurrentiel, des techniques d’interview, de l’indépendance d’Europe 1 (Elisa, géniale perle s’adressant à Elkabbach: « Vous êtes possédé par Lagardère »)

Ivan lui a demandé ce qu’il pensait du Canard enchaîné (en réponse je suppose au « Je vois très bien quelles sont vos lectures », qui d’ailleurs étaient le Canard mais aussi le nouvelobs.com ) et Elkabbach a dit qu’il le lisait avec attention.  » Quand on est concerné et qu’on voit des anecdotes sur soi, des qui sont fausses, on sourit et on le lit avec plus de circonspection. Mais pour nous c’est aussi un journal de référence parce qu’ils font des enquêtes que très souvent les journalistes ne font pas, ce sont des vrais déclencheurs d’enquête ».

Ben vous voyez Monsieur Elkabbach, finalement on a les mêmes lectures peu recommandables!