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« Bonjour, Olivier Bobineau, spécialiste de Satan et de Dieu. »

suivi de « Et quand l’homme se prend pour Dieu c’en est fini! Regardez François Mitterrand! »

Un de nos nouveaux profs pour ce nouveau module

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Ce soir, à 22h, notre blog sur les municipales à Paris a dépassé les 12 000 pages vues.

12000, c’est le nombre de pages vues que fait notre prof Pierre Assouline avec son blog qui existe depuis genre la nuit des temps.

Muniparis existe depuis un mois et demi, et on vient de basculer sur Lemonde.fr il y a une quinzaine de jours.

GO US!!!

(sinon, mon dernier article est )

Samedi 10h-16h, je serai là à partir de 13h, venez voir ma maison:

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Voilà un article que j’ai fait en cours de presse écrite en anglais. C’est un portrait/profile de quelqu’un qui « make the news » donc j’ai choisi Laurence, une fumeuse en résistance contre la loi anti-tabac

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« smoking ban militants… ask for a cease-fire »

Wednesday, January 29th. PARIS— »Let’s split up. We make four groups of two, go sit at different tables as if we didn’t know each other and then all light up one cigarette at 10 o’clock exactly ». Laurence is in war mode. Her hands fly around as she speaks, sometimes emphasizing a point, sometimes mechanically caressing the braids of the peruvian-style hat framing her light brown pixie haircut. All bundled up in a long down jacket, she repeats her orders before stubbing out her cigarette on the pavement in front of the MK2 café in the 19th arrondissement.

Today is the third time she’s organizing a « Happy nicotine » happening to protest against the recent smoking ban in France. She would like it « to become a national movement and spurr spontaneously like the free hugs movement », but for the moment it’s mainly her and her friends.

With a new addition to the group: Yves, better known as « jdl75 » on the internet, where he met Laurence, aka « lmd8 ». Since January 1st and the implementation of the smoking ban decree Laurence has been surfing the internet to leave posts in blogs, websites and forums of angry smokers – « and non smokers » – to try and get a resistance movement going.

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Rappelez-vous, en Novembre, vous étiez tous jaloux parce que je partais une semaine au Maroc! C’était avec l’Ecole de Journalisme — et l’ambassade du Maroc — et quand j’ai pu m’échapper des visites obligatoires (thé à la menthe + power point dans x ministère) j’ai écrit cet article.

Il fait partie du dossier de l’Express international réalisé par une partie de ma promo. Si vous voulez voir d’autres articles et les vidéos/ sons faits pendant ce voyage, c’est sur ce blog spécialement créé pour l’occasion.

La Moudawana, trois ans après.

Assise sur une table du centre Annajda (Au secours), Zahra Ouardi, secrétaire générale de la section Casablanca de l’Union pour l’action féminine (UAF), passe en revue les améliorations apportées en 2004 par la révision du Code de la famille. Les femmes peuvent divorcer, l’âge légal du mariage pour les filles est passé à 18 ans, la polygamie est devenue quasi impossible… En théorie, des changements d’une réelle portée. En pratique cependant, les femmes qui demandent le divorce doivent suivre un véritable parcours du combattant. “Et même quand le tribunal rend le jugement, il est difficile de le faire appliquer”.

Elles sont, du coup, nombreuses à faire appel à des associations telles que l’UAF. Aujourd’hui, les centres Annadja reçoivent 30 à 35 femmes par jour, contre 10 à 20 il y a quatre ans, avant la réforme du code. Sur place, des bénévoles accueillent, soignent, conseillent et forment. Elles assistent les femmes dans toutes leurs démarches et les préparent aussi à une vie après le divorce, en leur enseignant la couture, la coiffure, voire l’informatique.

“C’est grâce à la société civile que la moudawana (Code de la famille) a été réformée et aujourd’hui, elle veille à son application” dit Fatima El Maghnaoui, vice-présidente de l’UAF. Car pour que les femmes puissent faire respecter leurs droits, encore faut-il qu’elles les connaissent et qu’elles les comprennent. Alors l’UAF donne des cours d’alphabétisation et d’information juridique, en même temps qu’elle organise des campagnes de sensibilisation dans les écoles. Elle se dit étonnée des réactions des élèves, pour la plupart défavorables à la moudawana. “Les intégristes, déplore-t-elle, ont labouré le terrain dans les écoles et les écoles. Or celles-ci sont un outil primordial de sensibilisation.”

Au lendemain du vote de la nouvelle loi, Zahra Ouardi avait été choisie pour faire partie d’une délégation du ministère de l’Education nationale, chargée de mener une campagne d’explication dans les établissements scolaires. Le programme comprenait des visites aux écoles, des réunions avec les élèves, la distribution de circulaires. Elle se souvient encore d’une discussion houleuse qu’elle avait eue avec le directeur de cette délégation. “Que de moyens déployés uniquement pour parler des droits des femmes et des enfants, c’est exagéré!” avait-il lancé, en refusant de distribuer les documents pourtant fournis par son administration.

Analphabétisme, intégrisme, pauvreté, autant de freins à l’application de la loi. “Les droits de la femme ou de l’enfant n’intéressent guère les gens pauvres. Eux sont dans des situations d’urgence, ils ont d’abord besoin de manger », explique Zahra Ouardi. Dans la pratique, la pauvreté empêche parfois les ex-maris de payer une pension à leur ex-femme. “Ils préfèrent aller en prison que de payer. Il faudrait que l’Etat crée une pension pour ces femmes car qui dit pauvreté dit situations précaires et enfants des rues; c’est un cercle vicieux”.

La prochaine étape pour l’association? “Nous allons continuer d’agir pour faire appliquer la nouvelle moudawana”, affirme Fatima El Maghnaoui. “Il faut déjà parvenir à changer les mentalités sur tous ces points avant de pouvoir penser aborder les problèmes les plus délicats comme l’héritage.”

Pour un portrait de Laurence, une smokeuse en résistance, que je faisais pour un cours (et que je publierai ici promis), j’ai vu Laurence deux-trois fois. Elle m’a toujours tutoyée et je l’ai toujours vouvoyée, alors qu’une fois j’étais à un « happy nicotine », un happening de clopeurs fâchés tout rouge où j’étais complètement embedded avec elle et ses potes.

La fois d’après, on s’est vues juste toutes les deux et elle m’a dit texto « Tu peux me tutoyer tu sais ». Me voilà bien gênée… Ca m’a fait penser au post que Jérôme m’avait laissé sur Facebook:

« coucou say, je suis attentivement ton blog et celui d’ivan, c’est très intéressant, je me faisais simplement une réflexion : vous apprenez le métier et vous partagez chacun vos impressions sans trop vous censurer (ce qui rend aussi l’expérience intéressante, j’en ai bien conscience), mais mine de rien parfois ça donne l’impression que vous vous prenez bien le chou sur pas grand chose. Par exemple, le coup d’Ivan de dire : « Je me suis laissé tutoyer et j’ai cédé, j’ai tutoyé – la faute ! c’est pas un peu exagéré ? bref ton avis m’intéresse. »

AAAAAAAAAAAAAAAARGH! COMMENT IMPUDENT? SE PRENDRE LE CHOU POUR RIEN? MAIS NE SAIS DONC TU PAS LES QUESTIONS EXISTENTIELLES QUE PROVOQUE LE TUTOIEMENT CHEZ LES JOURNALISTES?

Pas de problème, bienvenue dans notre monde:

Ivan avait donc enquêté sur Seybah Dagoma, candidate socialiste dans le 1er arrondissement de Paris, et avait donc parlé à plein de gens dans la section socialiste. Et il écrivait:

« Je me suis laissé tutoyer et j’ai cédé, j’ai tutoyé – la faute ! Je connais la théorie, mais je n’ai pas eu le réflexe de refuser, ou plutôt pas su comment formuler le refus. C’est le genre de choses qu’on regrette immédiatement, dès qu’on prononce “tu”. Est-ce que je demande à revenir au “vous” ? »

J’avais répondu, toute auréolée de ma bienpensance
« Je comprends que tu n’aies rien dit quand il t’a tutoyé, mais pourquoi l’avoir tutoyé en retour?
Je veux dire, t’aurais juste pu continuer à le vouvoyer même alors qu’il te tutoyait nan?
On arrive bien à vouvoyer bérangère et stéphanie [assistantes de la direction à l’Ecole] alors qu’elles ont juste genre deux ans de plus que nous! »

Et bien oui, c’est un grand problème chez les journalistes, le tutoiement. Genre le big no-no. Si possible tu ne te laisses pas tutoyer. MAIS SURTOUT SURTOUT TU NE TUTOIES PAS SINON TU MEURS!

Pourquoi? L’idée c’est que le tutoiement est un rapprochement, même s’il est purement sémantique ou grammatical, et qu’en tant que journaliste, tu es censé toujours garder une certaine distance. Il faut pas que ton interviewé pense que tu es son pote. Il risque de pas comprendre quand tu sors ton article sur lui/elle où il y aura logiquement un aspect critique, voire de se sentir trahi! ou alors de te prendre pour son organe de comm’.

Je me rappelle de Gérard Bonos, un de nos profs de radio, qui nous avait dit « Je vouvoie toujours mes collaborateurs. Un « Vas te faire foutre » part beaucoup trop vite quand vous tutoyez ». Le « tu » est tout de suite plus dans l’affect, non?

Y a pas que nous et nos profs qui en parlent:

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Une partie de ma classe en cours de presse écrite avec Pierre Assouline fait un blog sur les municipales à Paris. Il est dans le genre chouette, et d’ailleurs il va bientôt être hébergé par lemonde.fr (claaaaaasse)

En attendant retrouvez-le iciicicicicicic pour tout savoir des coulisses des municipales: réunions, speed dating politique, interviews, tracts, voitures vertes, gens pas contents, militantes qui crient « Non à l’ISF! », vidéos, et même une émission de radio hebdomadaire!

(PS: bientôt je ferai partie de la relève. Un arrondissement préféré?)

A l’école, les gens ils sont chouettes. Et du coup notre blog il est chouette. Jérôme a fait une série de chronique sur sa semaine embedded dans le commissariat de Cherbourg, c’est drôle et c’est instructif et c’est pour vous.

(comment ça j’ai la flemme d’écrire alors je refourgue mes potes? :p)

Episode 1: Où l’on découvre les « grosses affaires » de Cherbourg

Episode 2: Où l’on apprend que la vraie vie c’est pas NCIS

Episode 3: Où l’on tire au Beretta

Episode 4: Où l’on rencontre un livre chez les stups’

Episode 5: Où l’on passe la nuit dans une voiture de la BAC

Episode 6: Où l’on enquête sur un crime

Il y a trois semaines, en stage d’observation chez Gamma (« Dites bonjour! C’est Cécile, elle fait un stage de 3ème mais elle est à Sciences-Po! »), ils ont eu la gentillesse de m’envoyer suivre des photographes.

Mercredi 28 novembre, j’étais donc dans la cour de l’Elysée, derrière le cordon de sécurité qui parque les photographes (beaucoup plus de place qu’à l’avant première de Bee movie d’ailleurs)

Extraits:

Un groupe de quatre photographes assez jeunes s’ennuient (pas d’action entre 8h et 9h30 à l’Elysée), ça donne:

– Alors il sort avec Ferrari?

– Mais pas du tout il sort avec Dati! Nan attends je t’explique, vous avez vu cette image de Dati je sais plus où, ils étaient tous en costumes noirs et BAM Dati en rouge: Elle porte une petite robe rouge, c’est un signe, elle sort avec le président! En plus, elle a un prénom en « a »…

Deux mètres plus loin, les blagues fusent:

– Ma grand-mère a raté une marche!

– J’ai raté ma mayo!

– Pas de problème! J’appelle tout de suite le président!

Dans un coin, ça discute sec de l’annonce de Sarkozy « Ces jeunes [ceux qui ont tiré sur des policiers après les évènements de Villiers-Le-Bel) iront aux Assises! »

– Oui bon c’est un effet d’annonce, mais en même temps c’est l’évidence qu’ils vont aller aux Assises

– Seulement si c’est une tentative de meurtre

– Tirer sur quelqun avec un fusil à pompe c’est un peu une tentative de meurtre non?

Pendant ce temps-là, ceux qui ont suivi Sarkozy en Chine racontent leurs problèmes

– Le truc avec les Chinois, c’est que pour eux le contact c’est à 10 mètres, ils comprennent pas qu’on veuille être plus près. Du coup à la sortie du premier discours c’était chaud y a eu de la bousculade, y a même eu une fille de BFM qui s’est pris un taquet!

Et là, enfin, Sarkozy et les ministres arrivent. Le président en premier, mais pas avant que son équipe de sécurité s’approche de nous et lâche « Pas d’images! Pour Sarkozy pas d’images! ». Les photographes et les cameramen regardent passer Sarkozy d’un air de quoi le fuck. Sarko fait coucou, réalise qu’il y a un truc étrange, ressort des portes de l’Elysée en levant la tête genre qu’est-ce qui se passe vous prenez pas ma photo? et les journalistes de montrer leur appareil puis l’équipe de sécurité. Sarko ne comprend rien mais il est pressé, il refait coucou et s’en va.

Cinq minutes plus tard c’est la révolution, jusqu’à ce qu’on apprenne l’erreur de communication: on avait dit « pas de direct, pas de plateau » et non pas « pas d’images ». L’équipe de com’ est pas contente fachée tout rouge contre la sécurité…

Fillon, Boutin, montent les marches après un petit salut, et là arrive Amara qui fonce droit devant. Les journalistes: « Bonjour! Bonjour! …. Aaah… Pas bonjour. »

Dati enchaîne (pas en petite robe rouge = sort pas avec le président!) « Bonjour! Boooonjour! … Au rvoir… »

Et là débarque MAM, comme une reine, à pied. Elle s’est faite lacher par son chauffeur devant la cour histoire de montrer qu’elle est vachement open aux médias, pas comme ses collègues. Les journalistes la hèlent « Un petit mot madame Alliot-Marie! » et elle de répondre « Je vous en ai dit plein des mots, hier soir, cette nuit, ce matin! ».

Plus tard ressortiront les familles des deux jeunes morts à Villiers-Le-Bel. L’air paumé, ils s’arrêteront quand même pour les journalistes, mais leur avocat parlera pour eux.

10h30: frigorifiée, je ne sens plus mes doigts de pied. Le photographe de Gamma me dit de filer avec ses cartes mémoires, lui attendra le conseil des ministres. Je repars récupérer ma carte d’identité à l’entrée, dommage, j’aurais bien gardé le badge « visiteur ». J’aurais surtout aimé rentrer dans l’Elysée, mais ça c’est juste pas possible. Les journalistes eux même ne peuvent pas tous rentrer ils sont obligés de s’organiser en pool. Pour oublier le froid les journalistes papotent, sautent sur place, s’échangent des conseils techniques, tapent la discute aux gens de la com’ et à David Martinon, et me draguent (Je t’ai vu vieux beau de France Inter avec tes cheveux poivre et sel et tes yeux bleus!).

Vendredi dernier conversation 725/Newsroom

17:16 moi: mariiiiiiiiiiiiiiie

t pas en voix?

marie: nan pute

moi: pourquoi?

petasse?

marie: bah c’est fini et je m’en vais bientôt ert toi?

moi: mais je croyais que ça finissais à 18h

je suis en 724

17:17 je badde

marie: courage ma belle

moi: faut que jécrive un article et tout ce que je veux faire c rentrer

je suis découragée du journalisme la

marie: bientot le week end et les copain et les calins

moi je pense sérieusement à faire une école de cuisne

cuisine

moi: mmf

miam

ce matin je me suis dit

pourquoi je suis pas devenue patissière?

17:18 tu me diras au moins là je grossis pas à cause de ce que je fabrique

marie: moi j’ai uine fourcehtte autour du cou depuis 10 jours pour me sentir bien

moi: loool

LOLF même

on parle pas assez de l’effet cathartique de la fourchette