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Avant que la folie Columbia commence avec tous mes cours intensifs (pour l’instant on est en « multimedia boot camp », j’y reviendrai), j’ai profité d’un sujet découvert lors de mon cours de reportage pour faire un portfolio sonore pour Le Monde.fr

Portfolio

C’est ici et ça parle de D.Eroll Cayard, un haitien de 53 ans qui est arrivé à Harlem trois jours après la mort de Michael Jackson, et s’est mis en tête de devenir le gardien d’une palissade transformée en ode à Michael Jackson par les signatures de centaines de fans. C’est à côté du Apollo Theater, où Jackson avait chanté avec ses frères quand il était tout jeune. Ca va faire 60 jours qu’il dort au coin de la rue, sous une espèce de tente remplie d’objets dédiés à Michael Jackson.

So! Slate, that awesome news website, now has a French little brother, equally awesome.

Comme j’ai dix-huit mois de retard dans ce blog, je vous fais la liste de mes articles sur Slate.fr -où l’on notera que quelque soit mon stage je me débrouille pour écrire un article sur Britney- :

Britney est de retour. Encore. (Mieux que Madonna et George W. Bush réunis, entre scandales non planifiés et rédemptions ratées)
Il y a 190 journées mondiales chaque année! (Un grand tout et n’importe quoi décrypté, pour réussir votre journée internationale du slip)

Le remaniement vu par les remaniés (Techniques de com’ pour obtenir le ministère de vos rêves)

Prévoir les séismes, pour quoi faire? (Les méthodes de prévision ne sont de toute façon pas assez fiables pour évacuer)

Blade Runner, Rollerball, Akira… le futur dans le dernier tiers temps(4 films des années 80 imaginent 2019, et c’est pas joyeux)

Peut-on filmer un policier? (Oui, tant qu’il est en train de faire son travail)

Comment ne pas (trop) risquer sa vie en avion (Check-list pour mettre toutes les chances de votre côté)

Entre mon père qui confond Twitter et Flickr, ma mère qui ne comprend rien ni à l’un ni à l’autre,  et Johan qui essaye de convaincre tous les gens qu’il croise dans la rue que vraiment Twitter c’est trop bien OUVRE TOI UN COMPTE TOUT DE SUITE, j’avais mon article tout tracé.

Alors voilà la grande question : Pourquoi les médias français ont découvert Twitter avec trois ans de retard?

failwhale twitter(Photo : l’image, dessinée par Yiying Lu, de la «fail whale». Elle apparait quand Twitter rencontre un problème technique)

La plateforme de micro-blogging — on y poste des messages ou statuts de 140 caractères au maximum —  a été créée en mars 2006. En trois ans, c’est la première fois que des articles en français sont écrits à une telle fréquence sur le sujet. Pourquoi une passion médiatique si tardive pour Twitter, de part et d’autre de l’Atlantique?

Le crash de l’Hudson

D’abord parce que les journalistes français se sont mis à Twitter très récemment. Le site a été lancé en anglais, et les «tweets» (gazouillis) intelligibles en français étaient rares. Les premiers utilisateurs français de l’outil étaient des développeurs web qui écrivaient dans un langage très technique, explique Vincent Glad, journaliste à 20minutes: «Ça fait deux ans que des journalistes écrivent des articles en disant: Twitter c’est génial; mais sans y être inscrit, parce qu’ils ne voyaient pas à quoi ça servait».

Difficile de savoir pourquoi les journalistes s’y sont mis en 2009. L’utilisation de Twitter par la campagne d’Obama peut-être, l’attentat de Mumbaï, les premières photos du crash dans la rivière Hudson et de celui d’Amsterdam diffusées sur le site, ou encore l’incendie de la CCTV à Pekin impossible à censurer grâce à Twitter, sont des facteurs événementiels à prendre en compte.

L’évolution de Twitter outre-Atlantique a aussi rendu l’outil beaucoup plus intéressant et exploitable. Au départ, Twitter servait à répondre à la question «What are you doing?» (Que faites-vous?). Forcément, voir les gens que l’on suit sur Twitter enchaîner «I’m cooking pasta» (Je fais cuire des pâtes), «I just crossed the street» (J’ai traversé la rue), et «I’m waiting at the Airport» (J’attends à l’aéroport), manquait un peu d’intérêt.

Mais comme l’explique l’un des fondateurs de Twitter dans un discours prononcé à la conférence techno TED, Twitter est en permanence modifié par ses utilisateurs. Et sa devise commence à se transformer en «What is happening?» (Que se passe-t-il?), puisque les twitterers se servent de la plateforme pour partager des liens et des articles intéressants, ou devenir les premières sources de l’actualité en relayant un événement auquel ils assistent.

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Dude. I know. ça fait au moins dix ans que je n’ai pas posté, mais bon. Dehors il fait moche, j’ai tellement de travail que j’ai envie qu’il fasse encore plus moche pour être forcée de rester sous la couette avec du chocolat chaud et un dvd. Et puis Mélissa s’est remise à blogguer, tout le monde s’est énervé sur le multimédia sur Twitter, bref, j’ai eu envie de retoucher à ce blog.
ça tombe bien, ça fait pile trois mois que mon premier article a été publié sur Slate, alors le voilà:

Dix cadeaux à éviter pour la St-Valentin

(Ou pourquoi le fouet en peau de chèvre, les roses, et un ptit plat au sperme c’est pas des supers idées de cadeaux)

Deuxieme papier, sur les petits college students malins qui comptent louer leur chambre pendant le week end de l’inauguration d’Obama

Got a ticket to the Inauguration but nowhere to stay? Your only hope may be local college students.

But don’t think you’ll get off cheap. Washington’s college students appear to be dedicated young capitalists: The going rates for student apartments popping up on Facebook and Craigslist range from $500 to $1,800 a night during Inauguration weekend. And some even require a minimum stay.

As the inaugural frenzy grows, universities in and around Washington have already started preparing for the influx of non-students who intend to live on campus for a few days in January. Most have strict rules about subletting, which amount to: “Don’t.” Students are not allowed to sublease their room, for any reason.

That does not mean they won’t break that rule — and some colleges, aware of the temptation, have sent warnings. Students at The George Washington University received an email recently that reminded them, in bold letters and even bigger font than usual, that “they are not permitted to sublease or rent their space per the terms of the Undergraduate Housing License Agreement.”

La suite est la

Premier de mes deux papiers pour Politico ce week-end :

At home, he’s sometimes considered a bit of a liability — prone to speaking his mind too freely, a lightning rod for conservatives, subject to, ahem, personal controversies and clashes with the press.

But abroad, former President Bill Clinton is a rock star — the brand name for happier U.S. engagement with the world. And he could be one of Hillary Rodham Clinton’s chief assets if she becomes secretary of state.

“The Clinton brand is a good one,” said Dana Allin, an expert on trans-Atlantic affairs at the London-based International Institute for Strategic Studies. “Her husband’s administration is remembered fondly, maybe even more fondly in retrospect, after eight years of Bush.”

“Bill is a popular guy in Europe,” said Constanze Stelzenmueller, director of the German Marshall Fund’s Berlin office. “He is very touchy-feely, and on a more serious note, he is educated, and Europe felt taken seriously and understood” during his administration. The hope is that “some of that might rub off on his wife.”

President-elect Obama is expected to announce his national security team after Thanksgiving, and Hillary Clinton is the odds-on favorite for secretary of state. Clinton’s selection came after her husband agreed to provide extensive financial disclosures to Obama’s transition team and to ensure that his future activities overseas would not conflict, politically or financially, with his wife’s role as the nation’s top diplomat.

La suite ici

So! Last week was a busy one! As well as getting three articles in French Weekly Le nouvel observateur, I got my first own pretty byline down here at Politico and I am mighty proud:

Three months after wildly enthusiastic crowds greeted Barack Obama on his whirlwind visit to England, Germany and France, the Democratic presidential candidate remains the overwhelming favorite among Europeans who crave new leadership in their America ally.

A worldwide poll published last week by the Canadian newspaper La Presse asked citizens in eight countries, including five in Europe, who they would choose in November’s U.S. presidential contest if they could vote. Obama trounced Republican John McCain, polling 83 percent in Switzerland and sailing to over 60 percent support in France, Great Britain and Belgium.

“He is an image of America the world can understand,” said Nicholas Dungan, president of the New York-based French-American Foundation, which aims to strengthen ties between the close, if occasionally testy allies. “He is about hope, he is a global character, he is young and charismatic, and the fact is, he has emphasized that he wants to work with others.”

While the La Presse poll confirmed “a sound denunciation of the George W. Bush presidency and of American policies,” the newspaper reported, it also found widespread admiration for Obama, who many Europeans view as a symbol of the American dream.

But some political analysts said they feared Europeans were so awed by the Obama package — young, black, eloquent, and worldly — that they were ignoring the fine print.

“Barack Obama may be a citizen of the world, but he would be president of the United States,” Dungan warned.

Read the rest of the goodies here

This not the first byline of this great internship I’ve also written

– About why debates are so watched in Baltimore

– Three « tale of the tape », one for each debate (and by that I mean the 2nd and 3rd presidential debate + the VP debate. if you want the tale of the first one, it’s here, written by Avi Zenilman)

– About who could be the next HHS secretary

– And how McCain had ties to some sketchy extreme right organization

Plus I did research for that fun piece by Daniel Libit on how the word « fundamental » is way over used

Karine, une source anonyme (aussi appelee « papa ») m’a dit que tu approuvais mes papiers people/ politique alors un cadeau rien que pour toi !

Dans l’Obs de jeudi dernier (courez l’acheter avant que le nouveau sorte !) special Etats-Unis, j’ai trois superbes articles qui prennent bien six pages quand on compte la pub.

1. Le papier d’ouverture de la sequence Air du Temps sur l’engagement des people en politique

2. Un article sur les nouvelles femmes qui montent dans l’audiovisuel americain (Tina Fey bien sur, mais aussi Elizabeth Hasselbeck pour les talk shows, et Maria Bartiromo pour les journalistes)

3. Un article tourisme parce que…. parce que bon. C’est plein de bons plans pour voyager moins cher aux Etats-Unis

Il y a deux semaines pour obstyles j’ai fait un papier sur Sarah Palin ou la politique version people américaine. Je l’ai signé « De Washington », et ça c’est la classe. J’aurais pu le mettre en ligne plus tôt, mais non !

Les aventures de la vice-présidente républicaine n’annoncent rien de bon pour les politiciens français. Déjà choqués par les comparaisons Carla – Cécilia dans Closer, et par les paris sur le père de l’enfant de Rachida Dati qui alimentent les blogs français, les scandales US de la présidentielles risquent de les scier. Décryptage.

1) Les couvertures de magazines

A Paris, nos politiques se retrouvent contre leur gré sur les couvertures des tabloïds, et font de temps en temps, avec leur accord, la une de magazine plus « réputés » type Paris Match. Ça donne généralement lieu à des dossiers passionants où l’on apprend que Nicolas Sarkozy mange des corn flakes nature au petit dej.

Mais aux Etats-Unis, les politiques sont décidément les nouveaux people. Et en pleine période électorale, ils s’en servent: John McCain, sa vice-présidente Sarah Palin et Barack Obama se sont tous retrouvés en une de People magazine et US weekly, avec un bonus pour Palin qui a fait Us Weekly, People, et Ok magazine en l’espace de deux semaines.

Tout ça pour des interviews plus ou moins savamment orchestrées:le titre du numéro Obama est « Michelle Obama, pourquoi Barack m’aime » alors que celui de Palin est « Bébés, mensonges et scandales ».

2) Les histoires glauques de bébés

Pendant que certains Français curieux se demandent qui est le père de l’enfant de Rachida Dati, les Américains se lâchent. La rumeur la plus folle qui court sur Sarah Palin, c’est que son dernier bébé (elle a cinq enfants), Trigg, trisomique, ne serait pas son fils mais celui de sa fille aînée, qui est elle-même aujourd’hui enceinte. Blogs, tabloids, et publications très sérieuses comme Vanity Fair ont même compilés des frises temporelles pour tenter de résoudre le mystère.

Là encore, la candidate n’aide pas le phénomène : l’histoire de sa grossesse est en elle même assez étrange (lire l’article du Nouvel Observateur) et sa campagne refuse obstinément de répondre officiellement à la question « Trigg est-il le fils de Sarah Palin ? »

3) Fallait pas tromper…

On se souvient encore du soap opéra Cecilia-Nicolas pendant l’aventure de Cécilia avec Richard Attias. Leur escapade à New York photographiée par Paris Match avait valu à son rédacteur en chef, Alain Génestar, de se faire renvoyer. Bon les politiques trompent leurs conjoints, c’est pas bien, ce n’est pas non plus la fin du monde pour les Français.

Chez les Américains, en revanche, ça ne rigole pas. Cet été, l’ancien candidat démocrate à la présidence – et qui aurait pu devenir vice-président d’Obama avant le scandale – John Edwards nous a refait un mensonge à la Bill Clinton du style : mais non, je n’ai pas couché avec cette femme… bon si, en fait, mais c’était pas ma faute. define « sex ».

Côté Républicain, c’est Sarah Palin qui est soupçonnée d’adultère. Le National Enquirer, une source pas très recommandable mais qui a révélé l’affaire Edwards, affirme que Palin a trompé son mari Todd avec l’ancien associé de Todd. Et pour ajouter aux suspicions, l’ancien associé vient de remplir une motion d’urgence pour que le procès-verbal de son divorce soit scellé. Vivement 2012…

Dans la vie, il y a les titres de film, et puis il y a les traductions de titres de films. Vous pouvez citer « autant en emporte le vent » (gone with the wind) autant que vous voudrez, la plupart du temps les traductions sont pourries. Même quand c’est Yves Bonnefoy qui s’inspire d’un poème de Yeats. Surtout quand c’est Yves Bonnefoy qui s’inspire d’un poème de Yeats pour renommer « No country for old men » « Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme ». Il n’es pas pour Yves Bonnefoy non plus apparemment.

C’est la même chose pour « Forgetting Sarah Marshall ». Combien de gens sont allés voir « Sans Sarah, rien ne va » ? Si je n’avais pas su que c’était avec Kristen Bell (Veronica Mars) et Jason Segel (How I met your mother) et que Jason avait écrit le scénario, je n’aurais jamais vu ce film, et j’aurais raté le bonheur qu’est Russell Brand.

Avec ses bottes à talon, sa coupe de cheveux délirante et son talent pour toujours dire très exactement ce qu’il pense, Russell Brand est d’une autre planète. Dans la vraie vie, il vient juste d’Angleterre, mais le jeune homme fait tache dans le paysage people très plan-plan… Ce qui semble lui aller : après son rôle dans le très drôle « Sans Sarah rien ne va » de Judd Appatow, Russell était le présentateur des MTV VMAs 2008.

Russell aime dire ce qu’il pense. Le mois dernier, il disait dans une interview, « J’ai un problème quand quelqu’un m’interdit de faire quelque chose. Juste avant de rencontrer la Reine, les responsables du protocole m’ont expliqué comment la saluer, ne pas parler jusqu’à ce qu’elle me parle… Mais tout ce à quoi je pouvais penser c’était « Chope lui le sein! » « . Ça ne le ferait pas chez la reine, et ça ne le fait pas non plus chez MTV, l’ex chaîne rebelle devenue gentiment bisounours.

Sauf que si. Parce que Russell dit ce qu’il pense en mode blague, et qu’il a l’air tellement à l’ouest que les américains ne se vexent pas, et donnent à MTV ses meilleurs chiffres d’audience pour les VMAs depuis longtemps. Cheveux longs jusqu’aux épaules et en pétard, chemisette transparente sur pantalon de cuir plus que moulant, chaussé de santiags à talon, il a commencé son premier speech de la soirée en toute simplicité. « Il y a des gens qui disent que les Etats-Unis ne sont pas prêts à élire un président noir, mais je sais que l’Amérique est un pays qui pense au futur parce que sinon vous n’auriez jamais laissé cet espèce de cowboy attardé être votre président pendant huit ans ».

Et encore, son public a échappé à une blague censurée par MTV, sur la fille enceinte de Sarah Palin, la candidate à la vice présidence de John McCain: « Je voulais dire que Palin forçait sa fille ado à avoir le bébé parce qu’elle est tellement anti avortement, mais qu’aussi, en tant que républicaine, elle est pour la peine de mort, et que donc elle allait faire passer sa fille à la chaise électrique pour lui apprendre à se comporter comme une petite trainée. »

Russell aime le sexe. Récompensé par le journal The Sun comme « Baiseur de l’année » à deux reprises, on pourrait même penser qu’il il aime un peu trop le sexe. Il a fait plusieurs séjours en rehab pour cause d’addiction au sexe, et s’est fait renvoyer de son dernier centre de désintoxication pour cause de… relations sexuelles avec les autres patientes.

Cette sexualité débridée lui a tout de même permis de décrocher le rôle d’Aldous Snow, musicien obsédé et « homme fatal » dans « Sans Sarah rien ne va », avant que Judd Appatow, le réalisateur, ne décide carrément de faire de Russell, et d’Aldous, la star de son prochain film. Pendant les VMAs, le comique n’a pas arrêté les blagues sur la virginité des Jonas Brothers, ce boys band dont chaque membre porte une « purity ring », une bague pour dire qu’ils ne feront pas l’amour jusqu’au mariage. Après s’être fait remonté les bretelles, Russell s’est dit « gêné de ne pas avoir arrêter de parler de leurs veux de chasteté, et j’aimerais profiter de cette occasion pour dire que personne devrait plus jamais faire l’amour. Folle idée. Quelle drôle de façon de passer une soirée. »